Jambes parallèles

 

 

            Pour glisser sur un flanc de montagne enneigée. 

 

            Souplesse quand l’air vibre à l’oreille, éternité quand les sapins  s’immobilisent sur ton passage, joie d’exister sur la trace des vents.

 

            Jambes parallèles : pour glisser  dans les cimes de la performance physique, le temps d’ignorer le poids du corps pour réinventer le surf et en finir avec la marche.

 

            Je t’offre la possibilité de traverser la vie sans l’éparpiller. Tu vas jouir des espaces qui s’étendent depuis tes yeux jusqu’à l’infini. N’est-ce pas enivrant, toute cette liberté autour de ton regard ?

 

          Jambes parallèles, tu fais corps au singulier pour libérer ton attention : le monde surgit un peu plus bas que tes pensées et tu en deviens la jardinière. N’est-ce pas enivrant, cette liberté de cueillir des images, toutes les images du monde comme un grand jardin matinal ?

 

7 thoughts on “Jambes parallèles

  1. cinoche
    J’ adore.
    Tu te prends pour notre BB nationale !.. « Tu aimes mes épaules, Tu aimes mes jambes? Tu aimes mes cheveux?. »..
    Belle idée, beau verbe, un zeste d’ humour pour créer la distance..
    Bises
    Maya

  2. Les jambes vont se retrouver « aux pieds des pistes » ? Attention à ne pas revenir en pièces détachées. Tu ne pourras plus prendre tes jambes à ton cou, prendre ton pied dans une partie de jambes en l’air avant de perdre pied, l’estomac dans les talons, la vessie comme une lanterne et la tête dans le …
    froid du tire-fesses

  3. Bravo!
    Merci d’avoir repris contact…J’aime ces blogs qui nous mettent au coeur de nos ateliers, de nos reflexions…en vrai partage…Merci. A suivre!
    POLSKA

  4. toc toc
    Je suis nouvelle venue sur ton blog, Xavier. Les pièces détachéees du corps me suivent, depuis quelque temps – et j’en fais petit à petit part de mon travail. J’y songeais encore hier en prenant dans ma main l’empreinte encore tiède d’elle-même – image d’une pièce détachée de moi-même dont le grain et la chaleur se prolongeaient en une étreinte intérieure étrange. Je suivrai les déboires de tes fragments –

  5. sans titre ou cent tritres ou s’entitre ou sang titre ou centitre
    De beaux bouts de proses qui flirtent avec la poésie.
    Ou des bouts de poésie qui confinent à la prose.
    De la proésie en quelque sorte. C’est réjouissant ludique coquin souvent très beau. Même si les jambes parallèles me séduisent moins que les autres morceaux déjà lus. Et puis le blog, ton blog, quel mot affreux, est plein de choses passionnantes.
    Amitiés à tous les morceaux

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