Oreilles

Mes pavillons de plaisir.

Lobes, conques, volutes, hélix, tragus…

De mes nuages de chair, torsadés comme un fruit confit, invisibles comme une fleur : que puis-je donner ? Les paraboles dressées à la porte de mon cerveau assurent un gardiennage précieux. Les petits poils blonds qui poussent à l’entrée du conduit auditif décoiffent les moucherons indésirables, le cartilage intercepte les sons jusque dans le refuge des coussins. N’est-ce pas la raison pour laquelle le mot oreiller a intercepté appuie-tête ?

2 thoughts on “Oreilles

  1. oreilles à croquer
    J’ai tout à coup des pulsions anthropophages et je pense aux tableaux d’Arcimboldo où les oreilles se déclinent en fleurs, fruits, épis, champignons ou mollusques…
    Qu’a ressenti Mike Tyson en arrachant un bout de lobe à son aderversaire ?
    Que dire des choux-fleurs de certains rugbymens ?
    En Italie, on vend des pâtes en forme de petites oreilles, les orechiette, c’est excellent !

  2. j’irai croquer une oreille. Italienne ou rugbymenne, je l’arracherai au paquet! J’ai vu les peintures d’Arcimboldo au Luxembourg, même qu’ils avaient baissé la température ambiante pour conserver la fraîcheur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *