La Main droite

Je vais découper ma main droite pour que tu la gardes bien chaude, auprès de toi. Toi, ta joue, ton ventre, où tu veux, comme tu veux. Je te prête une main, tu la rends ce soir. Je te laisse l’originale, je garde la copie. Je te fais confiance, je veux que mon corps l’accompagne. Une partie de moi. Une toute petite partie, celle qui bouge le plus, celle que tu me réclames toujours. Ma main n’attend jamais que je la commande, elle se pose sur toi comme n’importe quel papillon sur une fleur. Elle ne m’obéit pas, tout comme les érections de mon sexe. Mon sexe, même bien dur et dressé, je ne te le donne pas car il ne te servirait à rien. C’est ce qu’il y a tout à l’autre bout de mon sexe que tu veux : le désir, la caresse.

Voilà, on y revient : tu veux l’une des mains qui disent l’amour, tu veux la paume et le velours. Tu veux l’épiderme irrigué de chaleur. Tu veux, tu peux.

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