Les cuisses

Longtemps j’ai blotti mes mains entre les cuisses, repliant mes jambes pour dormir en chien de fusil. Cette position était un peu fœtale, je sentais mon corps lové sur lui-même, bien enfermé dans sa chaleur pour mieux dormir. Les mains jointes, tout près de quelques muscles plats et détendus, disaient ce réconfort.

Mes cuisses  sont gorgées de chair, tu pourras mordre dedans avec tes yeux, tu pourras planter dedans le vernis fraise de tes ongles. Leurs poils devraient plaire à la paume d’une de tes mains, peut-être celle qui caresse mon avant-bras pour me dire des choses graves.

Il y a les muscles, il y a les poils mais il y a aussi le galbe : tu peux t’en endormir calmement.                                                                                                 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *