Le menton

C’est le plateau de ma tête. Tu enlèveras ce qu’il y a dessus et tu t’en serviras pour présenter des amuse-gueule. La peau du dessous est glabre, très tendre. L’os maxillaire met le cap sur une volonté que je trouve fuyante, petite. Dans le jeu de mes appendices, il n’est pas forcément le mieux placé, pourtant, c’est bien là que mes mains viennent trouver refuge.  J’ai un menton qui inspire, j’ai vu mes doigts y pianoter le doute, l’attente, le temps qui passe.

 

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