Putain de merde !

Le stade anal perpétuel, le revers de la gastronomie. Bref, des tonnes de mots pour qualifier des tonnes d’excréments qui ne t’intéresseront pas, j’en suis sûr. La vraie question, c’est de savoir ce que tu feras de mes ultimes déchets ? Des mots et des images resteront gravés dans ta mémoire, mon corps sera réaffecté par morceaux choisis, des souvenirs seront échangés avec d’autres personnes… mais que feras-tu de ma merde ? Je pose cette question comme si cette tâche t’incombait.

Autrefois, il fallait vider soi-même les volailles : tout ce qui n’était pas mangeable partait à la poubelle ou bien le chat, le chien, les cochons s’en chargeaient.

Le corps s’autodétruit avec l’aide de ses propres bactéries et enzymes ; il n’y a pas à s’inquiéter si tu éloignes mes restes de tes fonctions sensorielles.

La merde n’est pas une fin en soi, juste un engrais sans posture intellectuelle favorable.

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