Rencontres photographiques d’Arles 2014: billet de retour

 

Juillet 2014. J’avais rendez-vous avec ARLES pour une semaine. La photographie partout annoncée me donnait déjà le vertige. Et puis non. Pluie la première journée, devant un guichet en panne (plusieurs guichets seront en panne et j’apprendrai que c’est comme ça depuis toujours), mistral et soleil les jours suivants : presque l’idéal pour un explorateur comme moi.

 

Arles, le rendez-vous des appareils photos avec la lumière, non plus cette lumière tant recherchée par Van Gogh mais celle des stars. Les pipoles,,, Avec l’exposition de David Bailey, on est tenté de confondre sujet et auteur, l’acte photographique disparaissant au profit de l’icône. Il y a le parcours du photographe et ce que le commissaire d’une exposition peut donner à voir.Pas de chance, j’ai touché à la question du spectacle de la photographie.

 

Arles, une salle de spectacles.

Arles, du pain, des jeux et des images.

Arles, le rendez-vous des images, le rendez-vous de toutes les images.

 

Pourquoi y en a-t-il autant? La plupart des expositions d’art contemporain que je visite mélangent les pratiques et les techniques. Cette exclusivité photographique, qui ne semble rien vouloir exclure dans son sein, me semble propre à affaiblir ce qu’elle défend. Je n’ai pas ressenti l’overdose mais seulement la vanité, surtout en présence des images sociales, celles qui montrent des situations révoltantes pour l’intelligence humaine.

 

«On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui.» Je ne sais pas si Desproges s’est exprimé sur les Rencontres d’Arles mais sa remarque me vient à l’esprit quand je pense à la coexistence photographique qui caractérise l’événement. N’est-il pas décourageant pour un reportage qui veut dénoncer une situation alarmante de partager les lumières de la mode, de la fête ou tout simplement une démarche autofictionnelle?

 

Je me suis dit: ne soyons pas chagrin quand la photographie fait la fête. Ces Rencontres sont vécues comme l’un des meilleurs salons de l’image au monde.

 

Ce qu’il y avait à découvrir, c’est le projet de Frank Gehry pour la fondation LUMA : du titane, du calcaire et une idée vrillée du phare d’Alaxandrie.

 

Sur un mur de la fondation Van Gogh, j’ai découvert cette phrase de Bethan Huws, écrite au néon: « Artists Interpret The World And Then We Interpret The Artists»

 

Décidément, tout passe par la lumière dans la cité arlésienne.

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