calciner

Mes colonnades de poussière me rappellent les ruines en charbon d’Anne et Patrick Poirier !

En glissant du charbon de bois dans des flacons, j’ai voulu redécouvrir la brillance de la matière, cette fameuse lumière que peut donner le noir (cf Soulages). Sans l’artifice du pictural, sans autre outillage que l’écrasement de charbon, je poursuis mon dialogue avec ce qui m’environne.

Je ne jette plus les flacons d’épices qui passent dans ma cuisine. On a parlé de la peinture comme d’une forme de cuisine, à cause des pigments, des liants et des additifs mais ma cuisine est simple : je récolte ce qui est abandonné, que ce soit par l’homme ou par la nature, et j’en fais des conserves que j’appelle Sabliers, parce qu’on peut les manipuler pour en observer  la fluidité. Je m’intéresse à ce qui va se décomposer pour en faire une archéologie du présent. Je vais disperser les sabliers en les offrant à mes amis, en remerciement du temps passé ensemble.

J’ai brûlé des frontières cette année pour exprimer mon désarroi face aux migrations. Ce travail n’est pas terminé, il devrait s’accompagner d’un portrait de nageur par impression photographique

J’ai calciné et squelettisé une Ford en 2008 (cf la Paléotomobile) pour renvoyer l’automobile au même rang qu’un vestige du passé…

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