études

Recherche cartographique pour les vœux de nouvelle année

Etudes pour un trophée Clouzot

Travaillant depuis 1999 sur des Sabliers, objets confectionnés à partir d’éléments temporels (sédiments, cendres, débris végétaux…) que j’offre aux visiteurs qui me consacrent un peu de leur temps, j’ai pensé que  ma démarche pouvait croiser le concept du prix Clouzot de la ville de Niort. Un objet intrigant qui se regarde, se manipule,  joue avec la lumière et le temps.

Criard, installation, Concarneau, 27 juin 1999

                          

J’ai tenté plusieurs sortes de manipulations en vue de créer des effets d’optiques chers à H-G Clouzot, travaillant pour commencer avec des négatifs pour évoquer l’idée d’images animées, de vignettes de BD et de noirceur policière.

En redressant le ruban, une notion d’échelle se met en place, comme une colonne vertébrale qui convoque la temporalité cinématographique et la dimension totémique du trophée.

L’assemblage croisé de deux rubans de négatifs fait référence au cinéma et à la photographie mais perd de son efficacité une fois mis sous verre.

Le tube, impression numérique sur transparent polyester enroulé, présente l’avantage d’une forme capable de dialoguer avec les facettes de l’enveloppe en verre

Je me suis orienté sur le principe d’une colonne Morris, faites d’images de Clouzot et d’affiches de ses films. Images extraites comme autant de citations (cela me permet de ne pas abuser du droit d’auteur) et placées à l’intérieur d’un emboîtement d’emballages en verre à facettes octogonales. Je n’ai pas eu le temps d’explorer la piste d’une production artisanale. Les professionnels que j’ai contactés ont éteint leurs fours jusqu’au printemps.

En proposant une forme qui évoque le praxinoscope et la colonne Morris, je mets en œuvre un langage simple qui permet au spectateur de prendre place dans le spectacle de la découverte. Les oppositions entre le verre à facettes et le rhodoïd, la transparence lumineuse et la noirceur, la prise en main et l’emprisonnement font référence aux réflexions scénographiques d’Henri-Georges Clouzot.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *